Accueil
Centre neurofit
Approche Neurofit
Network Spinal Analysis
Neurologie chiropratique
Kinésiologie appliquée
Médecine fonctionnelle
Education Wellness
Chiropratique traditionnelle
Ressources
BLOG
Agenda
UNIVERSITE WELLNESS
en cours d'élaboration DR. YANNICK PAULI
en cours d'élaboration GUERIR LE CERVEAU
en cours d'élaboration


Contact  |  Horaire/Accès  |  Plan du site  |  Informations légales  |  Fiabilité de l'information
Network Spinal Analysis / Stress et physiologie
retour sur le sommaire imprimer cet article envoyer cet article à un ami
Stress, allostasie et charge allostatique
Les chercheurs et les scientifiques aiment souvent utiliser des mots complexes pour comprendre des phénomènes qui ne le sont pas nécessairement. Ne vous laisser pas intimider par le titre de cet article, les concepts que nous expliquons restent simples.

Notre organisme a la capacité de maintenir un état intérieur stable face à un environnement qui change constamment. Par exemple, la température corporelle, la quantité d'oxygène transmis au cerveau ou le pH des tissus doivent rester à l'intérieur de certains paramètres bien précis. Pour ce qui est du pH sanguin, par exemple, il doit se maintenir entre 7.35 et 7.45. Si ces valeurs changent trop, nous mourrons. Nous appelons homéostasie cette capacité innée à maintenir un état intérieur stable.

Certains autres systèmes du corps opèrent dans des paramètres beaucoup plus larges. Par exemple, le rythme cardiaque, la respiration et la quantité d'énergie stockée sous forme de graisse.

Pour dénoter cette variabilité plus grande de certains systèmes, qui restent toutefois dans certaines valeurs limites stables, le professeur McEwen, un expert en neuroendocrinologie et auteur du livre « The end of stress as we know it » [« La fin du stress tel que nous le connaissons »], utilise le terme allostasie. "Allo-" veut dire variable. Ce terme décrit en fait comment certains systèmes du corps maintiennent la stabilité générale de l'organisme, tout en état eux-même très variable.

Sans trop compliquer les choses, les termes d'homéostasie et d'allostasie décrivent la physiologie normale de l'organisme.

Au c?ur de la discussion du stress se trouve un ensemble de structures neurologiques, endocriniennes et hormonales. L'ensemble de ces structures inclut l'hypothalamus, la glande hypophyse et les surrénales. En aglais, ces structures sont connues sous le nom d'axe hypothalamus-pituitaire-adrénalien ou axe HPA.

Nous décrirons dans l'article suivant comment cet axe est activé lors du stress.

Ce qui est important de comprendre c'est que la stress est, à la base, une réaction normale de l'organisme qui lui permet de maintenir sa stabilité face au changement et de produire l'énergie nécessaire pour faire face aux défis. Cette réponse du stress, nous l'avons hérité de l'évolution.

Sans réponse de stress, une antilope resterait là sans broncher alors qu'un lion l'attaque.
La réponse de stress active l'axe HPA est permet à l'antilope de mobiliser ses ressources pour pouvoir s'enfuir. Dans d'autre situation, les ressources mobilisées servent à se défendre.
La réponse de stress est donc salvatrice. L'antilope voit le lion, la réponse de stress est enclenchée, l'axe HPA est activé, l'antilope s'échappe et la réponse de stress s'arrête. Fin de l'histoire.
L'antilope ne rentre pas chez elle en ruminant la situation !

Chez l'être humain aussi, la réponse de stress peut être bénéfique à court terme. Elle fait partie de la physiologie normale ou de ce que le professeur McEwen appelle l'allostasie. Par exemple, le matin, l'axe HPA s'enclenche momentanément pour nous aider à nous réveiller et à nous lever. Au cas où un chauffard foncerait directement sur vous alors que vous traversez la rue, la réponse de stress s'enclenche pour vous donner les ressources nécessaires à éviter le bolide.

Le problème pour nous autres humains, c'est que cette réponse de stress est déclenchée de manière chronique par les tracas quotidiens. Par exemple, pris dans un embouteillage alors que vous êtes déjà en retard, la réponse de stress s'enclenche, l'axe HPA s'active, mais vous n'avez pas la capacité de vous enfuir ou de vous battre. Le soir, vous rentrez chez vous en ruminant toujours la situation. La réponse de stress reste chroniquement activée.

Pire encore, chez l'homme, l'esprit humain est si puissant, et sa connexion à la physiologie humaine si forte, que nous sommes capables de déclencher une réaction de stress simplement en imaginant certaines situations. Par exemple, votre patron vous demande de venir le voir. Vous devenez anxieux jusqu'au moment du rendez-vous en vous demandant à quelle sauce vous allé être mangé. Vous déclenchez une réponse de stress. Finalement, votre patron tenait simplement à vous féliciter pour votre dernier projet.

Quand la réponse de stress est activée de manière répétitive ou chronique, elle devient néfaste. C'est ce que le Dr. McEwen appelle la charge allostatique. Une réponse initialement bénéfique devient néfaste et dommageable. Lorsque la réponse de stress devient activée chroniquement, on dit alors que l'organisme est en physiologie de défense, ou de stress. Il est « stressé », de manière négative.

Un grand problème pour l'humanité est que nous devons faire face à un nombre croissant de « stresseurs ». Un stresseur est un stimulus qui déclenche une réponse de stress.

Parmi les exemples de stresseurs, nous pouvons citer :

  • Un monde où nous sommes constamment assiégés par de plus en plus d'informations (qui contiennent très souvent de moins en moins de sagesse), ce qui menace notre sentiment de contrôle.
  • La télévision qui apporte quotidiennement dans notre maison des nouvelles de mort, de désastre et de violence, et qui nous sépare de plus en plus de nos amis et de nos voisins.
  • La technologie qui nous facilite la vie, diminuant ainsi notre niveau d'activité physique et participe à la prise de poids et à l'obésité (un facteur supplémentaire de stress)
  • La facilité de voyage, avec des familles souvent séparées par la distance.
  • Les demandes de la vie quotidienne, du travail, des hobbys, finances, etc.
  • La peur et l'insécurité face à notre santé, à notre avenir, à notre capacité à gagner suffisamment pour avoir une vie décente. Pour beaucoup, le monde est devenu un endroit dangereux.



Ce qu'il faut savoir également, c'est que notre style de vie va avoir un impact plus ou moins bénéfique sur notre organisme.

Par exemple, une activité physique régulière modérée est positive pour notre santé et favorise l'allostasie. Poussé à l'extrême, le sport peut devenir une charge allostatique, et donc néfaste.

Certains éléments de notre style de vie déclenchent une réponse de stress en activant l'axe HPA.
Parmi les plus fréquents, nous pouvons citer :


  • Le manque de sommeil
  • Une alimentation inadaptée
  • Le manque ou l'excès d'exercice physique
  • L'anxiété ou la dépression
  • Le surpoids et l'obésité
  • La maladie et les douleurs
  • Les régimes alimentaires


    Pour conclure, rappelons que la réponse de stress est une partie intégrante et, à la base, bénéfique de notre physiologie. Elle peut par contre devenir dangereuse dans certaines conditions.

    Il existe essentiellement 4 cas de figures où la réponse de stress devient néfaste, où la physiologie normale se transforme en charge allostatique et où l'organisme entre en physiologie de défense :

    1. Le stress incessant

    La réponse du stress ne présente pas de dysfonctionnement, mais elle est activée de manière répétée, incessante et chronique. L'organisme n'a jamais le temps de retrouver une physiologie normale et pire encore, n'a jamais l'occasion de bénéficier des avantages salutaires de la physiologie de croissance et de la réponse de relaxation.

    2. L'incapacité à s'adapter

    Dans certains cas, bien que la réponse du stress n'est pas persistante, l'organisme répond de manière inadaptée. Des circonstances de vie deviennent stressantes non pas parce qu'elles menacent notre survie, mais parce qu'elles ne nous sont pas familières ou qu'elles représentent un défi. Cela peut être le cas d'une personne accédant à un nouveau poste de travail, à une personne âgée qui perd son conjoint de plus de 50 ans de vie commune ou de personnes souffrant de douleurs chroniques ou de longues maladies.

    3. L'incapacité à stopper la réponse de stress

    Nous nous souvenons certainement tous de situations où nous avons continué à ruminer pendant des jours quelque chose qui nous est arrivé. La situation est terminée, mais notre esprit tourne le filme en boucle.

    Certaines personnes ont également une susceptibilité accrue au stress à cause de stress passés et traumatiques (voir notre article sur la sensibilisation au stress).

    La recherche a également mis en évidence la possibilité de susceptibilités génétiques au stress. Dans une étude réalisée par l'Université Cornell aux Etats-Unis, les scientifiques ont administré un test d'arithmétique à 500 sujets, tout en mesurant leur pression sanguine avant, pendant et après.
    A la fin du test, un certain pourcentage de participant avaient une pression sanguine qui restait élevée malgré que le test fut fini depuis longtemps. La majorité de ces sujets avaient deux parents souffrant d'hypertension, ce qui suggèrent qu'ils pourraient avoir une susceptibilité génétique qui empêche leur organisme de neutraliser et d'arrêter efficacement la réponse du stress.

    Ces trois exemples mettent en évidence les dangers d'un activation chronique de la réponse de stress. L'organisme meurt à petit feu par « overdose » d'hormone de stress.

    4. Trop peu est aussi mauvais que pas assez

    Il existe également des situations où une incapacité à produire suffisamment d'hormones de stress peut être dangereux pour la santé. Une diminution de la production de cortisol, l'hormone principale du stress, a été mis en évidence dans des maladies aussi diverses que les allergies, l'asthme et la fibromyalgie.



  • Autres rubriques

  • Autres articles


©2006 Neurofit SA
DidWeDo*, solution DwD-3.0
 
Dr. Yannick Pauli, Chiropraticien  |  Av. Vinet 19, 1004 Lausanne  |  tél: 021 646 52 38 - info@neurofit.ch