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Network Spinal Analysis / Stress et physiologie
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Posture de défense et tension mécanique dans la moelle épinière
La physiologie de défense engendrée par la réponse au stress a également des effets spécifiques sur notre posture et sur les tissus du dos. Ces changements nous intéressent tout particulièrement puisqu'un nombre élevé de personnes souffrent de problèmes de dos dans leur vie.

Le modèle d'intégrité vertébrale et neurologique du Dr. Epstein nous permet de comprendre comment les tensions de la vie s'accumulent dans les tissus vertébraux, musculaires et neurologiques, donnant ainsi lieu aux nombreux problèmes de dos qui affectent un nombre si élevé de nos contemporains.

Souvenons nous qu'il existe 4 sous-systèmes qui permettent l'intégrité vertébrale et neurologique (voir l'article « Un dos en bonne forme » pour plus de détail) :

1. Le sous-système passif (vertébral)
2. Le sous-système actif (musculaire)
3. Le sous-système de contrôle (neurologique)
4. Le sous-système émotionnel.

L'interaction de ces différents sous-systèmes face à la réponse au stress va donner lieu à des changements posturaux. Nous appelons posture de défense l'ensemble de ces changements.

La posture de défense chez l'Homme représente en fait de vieux résidus de posture de défense que nous avons acquis au travers de l'évolution.

Prenons par exemple un animal qui doit affronter un prédateur. Il va devoir protéger certaines parties vulnérables de son anatomie, parce que particulièrement molles et peu protégées. Il s'agit essentiellement des parties génitales, de l'abdomen et de la gorge (si vous observez deux animaux sauvages se battre, vous remarquerez qu'ils attaquent essentiellement ces parties-là).

Pour se protéger, l'animal va donc adopter une attitude en flexion ; il se « referme » sur lui-même.
En effet, la position inverse - l'extension - reviendrai à offrir à son adversaire une voie d'accès royale aux zones vulnérables.

Chez l'Homme, la réponse de stress déclenche la même posture de défense :

· Le menton se fléchit vers l'avant pour protéger la gorge
· Les épaules s'arrondissent vers l'avant et se tournent vers l'intérieur
· La colonne entière adopte une position de flexion.

Cliquez ici pour voir une illustration de la posture de défense

Cette posture a un certain nombre de conséquence pour les sous-systèmes neurovertébraux

Conséquence pour le système passif (vertébral)

La posture de défense a essentiellement pour effet de faire perdre les courbures physiologiques de la colonne vertébrale. Si l'on prenait une radiographie, au lieu de trouver une lordose (courbure avec concavité vers l'arrière), nous trouverons une colonne cervicale ou lombaire plus ou moins droite.

A cela s'ajoutent les tensions qui peuvent s'accumuler dans les vertèbres, les articulations et les disques. Il en découle une accélération du processus de dégénérescence des tissus qui donne lieu à l'arthrose vertébrale, aux instabilités, et aux protrusions et autres hernies discales.

Cliquez ci-dessous pour un exemple de conséquences vertébrales:
Conséquences sur les disques (PDF)
Conséquences sur l'alignement de la colonne (PDF)

Conséquences pour le système actif (musculaire)

La posture de défense entraîne une augmentation significative de la musculature. Ceci est tout particulièrement vrai de la musculature de la base de la nuque, tels que les fameux trapèzes.

L'accumulation de tensions participe à la formation de tensions, de contractures et de spasmes musculaires. Des « n?uds » se forment dans les muscles. Des « points gâchettes » (ou trigger points en anglais) apparaissent très souvent. Ces derniers sont des épicentres de tension dans un muscle qui peuvent provoquer des douleurs irradiées, c'est-à-dire des douleurs que l'on va ressentir dans une zone éloignée de la zone du problème. Les muscles se raccourcissent et s'affaiblissent. Nous perdons notre souplesse. A long-terme, les changements dans la musculature provoquent la formation de fibrose. La fibrose est une sorte de tissu cicatriciel. Imaginez manger un ragoût un peu trop fibreux : c'est une viande pleine de fibrose.

Cliquez ici pour voir les conséquences sur la musculature (PDF)


Conséquences pour le système de contrôle (neurologique)

Les conséquences neurologiques sont intimement liées aux changements de configuration de la colonne vertébrale. En effet, la moelle épinière - l'extension directe du cerveau - est recouverte par un tissu protecteur appelé méninges. Ces méninges s'attachent à la base du crâne, dans les vertébrales cervicales, sur le bassin et au coccyx. Dès le moment où la colonne vertébrale est mise sous tension et perd ses courbures, toute cette tension est transmise à la moelle épinière.
Cet état pathologique de tension dans la moelle est appelé tension mécanique adverse dans la moelle (ou « adverse mechanical cord tension » en anglais).

Les chiropraticiens avaient déjà émis l'hypothèse d'une telle dysfonction à la fin des années 1920, mais il faudra attendre les années 1970 et les travaux du neurochirurgien scandinave Alf Breig pour que ce concept soit prouvé et que son importance clinique majeure soit comprise.

Alf Breig a fait de l'étude de la tension mécanique adverse dans la moelle le sujet d'une vie.

C'est en 1978 qu'il a publié son ouvrage le plus important « Adverse Mechanical Tension in the Central Nervous System » ou il démontre que la tension infligée à la moelle épinière et au système nerveux est nettement plus néfaste que la compression, et que cette tension peut se répercuter à tous les tissus de l'organisme.

Malheureusement, ses travaux sont passés complètement inaperçus dans le monde médical. Ceci n'est pas une surprise puisque même une grande majorité des professions manuelles, chiropratique et ostéopathie inclues, sont également passées à côté du concept.

Cliquez ici pour voir les conséquences sur le système nerveux et la moelle épinière (PDF)

Conséquences pour le système émotionnel

Dès le moment où un tissu est sous tension, cette tension va affecter sa structure. Au niveau de la membrane des tissus cela veut dire que la forme des récepteurs va également être altérée. En conséquence, certains peptides et autres molécules d'émotion ne vont plus pouvoir s'y lier. Du coup, le registre d'émotion disponible diminue. L'individu vit constamment dans le même registre restreint d'émotions, comme par exemple la dépression, l'angoisse ou la peur.


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